Connexion utilisateur

 Ce site est en construction...

En 1975 , naissait à Brest le premier conservatoire botanique français. L’idée de son instigateur, Jean-Yves Lesouëf, était de créer une arche de Noé des plantes au bord de l’extinction, avec comme territoire de travail … le monde entier. Il s’agissait alors prioritairement de mettre en culture et de multiplier ces plantes afin d’empêcher leur disparition.
Peu après, d’autres initiatives ont suivi et les conservatoires botaniques de Porquerolles (plantes sauvages et variétés fruitières de la région méditerranéenne) et celui de Nancy (avec un intérêt pour la flore tropicale) ont ainsi vu le jour, avant que le code rural, en 1988, ne précise ainsi les choses : peut être agréé en tant que Conservatoire botanique national un établissement qui poursuit l'ensemble des objectifs suivants : 1) connaissance des éléments rares ou menacés de la flore sauvage, d'une région ou d'un groupe d'espèces donné, et de leur localisation ; 2) conservation par tous moyens appropriés, notamment par la culture, de ces taxons menacés, dans le souci de la conservation de leur patrimoine génétique ; 3) information et éducation des différents publics concernés par la conservation du patrimoine floristique sauvage.
Les Conservatoires botaniques nationaux étaient nés.

Ce texte entérinait une différence d'approche fondamentale par rapport aux premiers conservatoires botaniques, d’une part en recentrant les Conservatoires botaniques nationaux sur la flore sauvage de France et en leur donnant une compétence précise, notamment au niveau territorial, d'autre part, en mettant la priorité sur la conservation dans la nature, la culture n’étant plus qu’un moyen parmi d’autres, avec un objectif de conservation de la diversité génétique ce qui signifiait une évolution de la conservation des espèces vers celle des populations.
 

En savoir plus : Les conservatoires botaniques nationaux une approche intégrée de la conservation de la flore sauvage, par Jean-Paul Galland (1996)
 

D’autres évolutions ont suivi en juillet 2004, par un nouveau décret désormais intégré au code de l’environnement, prenant en compte la nécessité de connaître l’ensemble de la flore, ajoutant la mission de connaissance et de conservation des habitats naturels et précisant la mission d’expertise.

Enfin, en juillet 2010, la loi portant engagement national pour l'environnement, dite Loi Grenelle 2, a redéfini les Conservatoires botaniques nationaux au niveau législatif. Le nouveau texte qualifie leur mission de service public. Il précise leur participation à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’inventaire du patrimoine naturel, ainsi que leur rôle dans la diffusion des données. Il défini enfin le rôle de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux.